Une photo trompeuse,
qui laisse penser à une vraie course glaciaire de haute altitude
! En fait, du refuge, à 4 800 m - donc excellent pour compléter
l'acclimatation - on aperçoit une rimaye de quelques mètres seulement
qui demande juste un minimum d'usage des crampons ; la corde n'est
pas même vraiment nécessaire. Après, il suffit de suivre le balisage
et les traces pour se retrouver devant le ressaut final, une grosse
bosse à 35 ° qui amène au cratère sommital.
Cette pente raide,
qui peut être éreintante si l'on souffre de l'altitude (le sommet
est à 5 857 m, la hauteur quasi exacte d'un autre fameux volcan,
le Kilimandjaro), débouche d'un coup sur un superbe cratère festonné
de corniches.
Une légère odeur sulfureuse rappelle opportunément que
le Cotopaxi a été actif aux 18 et 19 ème siècles, et qu'il le
sera donc tôt ou tard, menaçant la ville de Latacunga, à 30 km,
de lahars engendrés par la fonte de son glacier sommital de 27
km2.