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16 février
: Après un splendide survol
aérien du Kirishima, l'approche du Sakurajima avec
une magnifique météo, nous voit, Patrick et
moi, observer 5 panaches en une seule heure !
Nous nous précipitons en face du cratère ce
16 février dans la soirée. Une bonne dizaine
de photographes sur place nous accompagnent dans l'attente
confiante d'un premier feu d'artifice nocturne.
Le crépuscule sinstalle ; les heures passent
; la nuit noire tombe, passe ; le matin arrive. Une activité
de débourrage, parfois assez forte se met en place,
nous laissant espérer un vrai démarrage de l'activité
explosive, puis s'arrête.
15 heures d'affilée pour pas grand chose... et surtout
pas ce que nous avions observé en nous rapprochant
ce jour du volcan.
17 février : brouillard et pluie empêchent toute
observation. Une visite à l'observatoire volcanologique
confirme la persistance de l'activité explosive, mais
ce jour, nul ne la verra...
18 février : en fin de matinée, le volcan se
débarrasse de son chapeau de nuages et le ciel bleu
a fait son grand retour.Les conditions d'observation sont
optimales. Dès 11 h, nous montons à nouveau
la garde ; les heures passent, la lumière devient médiocre
; vers 21h30, nous abandonnons : 10 heures d'affilée
pour rien...
19 février : dernière chance pour Patrick qui
a décidé de revenir en France.
Dès 9 h, nous sommes de retour sous un soleil radieux,
le cratère est superbement éclairé, sans
le moindre panache de vapeur. Les heures s'égrènent
et rien !
Quand la lumière devient trop médiocre, définitivement
écoeurés de tant de malchance, nous abandonnons.
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25 février : de retour
seul, pour les 2 derniers jours de mon séjour au Japon.
Présent dès 9h, le ciel est bleu.
De gros débourrages ou de petites explosions laissent
augurer bien mieux qu'une semaine avant.
Première petite explosion, vers 9h30, vite masquée
par le panache blanc, mais j'apprécie...
Une heure plus tard, vers 10h40, une explosion plus forte,
vite masquée par nuages et panache blanc.
Nouvelle explosion à 13h30 puis vers14h30 : à
chaque fois, d'épais nuages blancs et panache important
de vapeur d'eau masquent très vite la colonne chargée
de bombes qui se déploie en quelques secondes : au
moins j'a été témoin d'une réelle
activité explosive.
26 février : dernier jour de mon séjour et je
ne peux être sur place que la matinée... Ciel
bleu, pas le moindre panache blanc.
Vers 9h40, première grosse explosion ; j'entends très
nettement les impacts des bombes retombant sur les pentes
du cratère. Le panache, de plus d'1 km de haut, se
déploie majestueusement sur le fond bleu parfaitement
dégagé.
A la base de la colonne éruptive, cela bourgeonne et
tournoie pendant de longues minutes.
Après avoir atteint sa hauteur maximale, le panache
commence à s'affaisser et asperger de cendres Sakurajima.
11h40 : seconde explosion, au moins aussi puissante. On entend
encore très nettement les impacts des bombes sur les
pentes du cratère. Magnifique panache sur fond bleu
qui, en s'affaissant, asperge de nouveau de cendres Sakurajima.
Je repars serein : l'obstination a surmonté la malchance
du début.
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