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Fresque (Linguaglossa, Sicile) sans doute inspirée par la destruction
par l'Etna de Mascali, en 1928.
Une
estimation, faite par Pascal Belouet et parue dans la revue
LAVE
n° 75, du nombre de victimes humaines des éruptions historiques
connues donnait (en 1997) une fourchette de 266 à 274 000 - sachant
par exemple que personne ne peut estimer le coût humain de la disparion
de la civilisation minoenne avec l'éruption du Santorin entre le XVe
et le XVIIe siècle avant J-C.
Un nombre en même temps significatif mais très inférieur à
ceux relatifs aux autres catastrophes naturelles, comme par exemple
les tremblements de terre (un phénomène en rapport avec l'activité
de la Terre) dont certains ont à eux seuls un bilan comparable, voire
plus lourd.
5 éruptions sont connues pour avoir fait plus de 10 000 victimes
et 30 entre 1 000 et 10 000 victimes.
Plusieurs remarques importantes sont à faire :
- les phénomènes les plus meurtriers sont souvent des effets
indirects et non l'éruption elle-même : famine, tsunamis, coulées
de boue ;
- sur les 7 risques volcanologiques majeurs retenus par L'IAVCE
(les coulées de lave, les retombées de cendres et de blocs, les nuées
ardentes et les autres écoulements pyroclastiques, les gaz, les lahars,
les glissements de terrain et les tsunami -raz de marée),
le phénomène éruptif le plus meurtrier est la coulée pyroclastique
sous ses différentes formes, le moins dangereux est la coulée de lave
(le plus spectaculaire et emblématique pourtant) ;
- l'Indonésie est de loin le pays le plus touché, avec environ 141
000 morts, soit plus de la moitié du total général (aux éruptions
meurtrières bien connues du Tambora en 1815 - 60 000 victimes et du
Krakatoa, en 1883 - 36 000 victimes, il faut ajouter l'Agung - 1 900
victimes, le Galunggung - 4 000 victimes, le Gamalama - 1 335 victimes,
le Makian - 2 326 victimes, le Papandayan - 2 957 victimes et le Raung
- 1 000 victimes). |
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